lundi 25 juillet 2016

NON A L'ETAT D'URGENCE PERMANENT NON A LA GUERRE

La nuit du 14 juillet la folie terroriste s'est abattue une nouvelle fois en France, faisant 84 mort-e-s et de nombreux-ses blessé-es à Nice. Rien ne peut justifier un tel acte lâche et abominable. A 4h du matin, alors que peu d'éléments sur le tueur sont connus, Hollande décide de prolonger l'état d'urgence de 6 mois. En vigueur depuis le 14 novembre 2015, celui-ci va donc être maintenu jusqu’à la fin janvier 2017. Un état d'urgence aussi liberticide qu'inefficace puisqu'il n'aura pas empêché l'attentat de Nice.

Etat d'urgence : liberticide et inefficace !
Votée à la quasi-unanimité des députés, la nouvelle mouture de l'état d'urgence se durcit en reprenant des exigences de la droite, copiées sur celles de l'extrême droite : copie de fichiers informatiques, fouille des véhicules sans autorisation du procureur.... Rappelons que l'état d'urgence permet déjà les assignations à résidences, la dissolution d'organisations, l'interdiction de réunions, la restriction de la liberté de circulation... Ces mesures ont d'ailleurs été majoritairement prises à l'encontre de militant-e-s lors de la mobilisation contre la Loi Travail plutôt qu'à l'encontre de terroristes présumés (pour exemple le saccage par la police du local du syndicat CNT à Lille, la fouille du véhicule sono Solidaires à Rennes, les interdictions de manifestation…). Ces mesures liberticides annoncent une société bien sombre : une société où la police, le ministère de l'Intérieur n’auront plus à justifier de leurs actes devant la Justice, une société où la liberté d'avoir sa propre opinion et de s'exprimer sur la voie publique, de lutter et de s’organiser est restreinte. Cette société sécuritaire nous n'en voulons pas et nous la combattons !

Non à la militarisation de la société !
Cette prolongation et les nouvelles mesures qui l'accompagnent annoncent aussi la multiplication des contrôles de police ciblés sur une population stigmatisée en France et des mort-e-s du-e-s à ce système répressif (voir à Beaumont-sur-Oise). La politique du gouvernement attise la haine, permet l'expression d'une parole raciste et islamophobe (comme nous avons déjà pu le voir à Nice, quelques jours après l'attentat). Le maintien d'un haut niveau de violence policière et de répression judiciaire aura des conséquences pour les habitant-e-s des quartiers populaires, les militant-e-s syndicaux-ales, écologistes, politiques, les jeunes... Parallèlement, nous assistons à une militarisation de la société sans précédent : maintien de l'opération Sentinelle (10 000 soldats), augmentation du nombre de réservistes (50 000), appel à la création d'une Garde nationale.... Ces prochaines années c'est dans un pays avec des hommes en armes partout (fêtes, rues, manifestations, quartiers populaires) que nous devrions nous habituer à vivre. Et pour quels résultats ? Le terrorisme ne se combat pas avec des politiques sécuritaires, l'attentat de Nice en est la preuve. Ces politiques sécuritaires et islamophobes renforcent d'ailleurs l'idéologie des terroristes de Daesh et poussent des jeunes à les rejoindre.

A Nice comme en Syrie : halte aux massacres !
Dès le 14 juillet et parallèlement à la prolongation de l'état d'urgence, Hollande annonçait la poursuite et l'intensification de la guerre en Syrie et en Irak. Et il fallait bien le croire puisque dans la nuit du 18 au 19 juillet, les bombardements occidentaux ont fait près de 200 mort-e-s dans le village syrien de Toukhar. N'oublions jamais que la guerre fait des mort-e-s partout : en France, en Syrie, en Irak, au Mali…. avec les populations civiles en principales victimes, car le sang appelle le sang. Il faut mettre fin à cette folie destructrice qui ne sert que les intérêts des marchands d'armes et les impérialismes occidentaux et russe. Pour mettre fin à la terreur, qu’elle soit d’État instillée par toutes les armées, ou comme celle de Daesh, la seule solution est de combattre pour les droits et les libertés des peuples opprimés, au Moyen Orient comme dans nos pseudos-démocraties profiteuses de guerre.


Ils veulent que la peur s'installe.
Mais les logiques de guerre et les logiques sécuritaires nous mènent dans le mur.
Contre toute forme d’oppression, nous appelons à imposer l'exigence de Paix, de Liberté et de Laïcité
La France doit cesser de se comporter en gendarme du monde, cesser ces relations avec les pays qui financent Daesh.
Construisons d'autres rapports entre les peuples, et entre les humains, des rapports d'égalité et de fraternité et non de domination et d'exploitation.


Collectif contre l'état d'urgence rennais

jeudi 9 juin 2016

Les forces policières semblent ne plus connaître de retenue

///

A l'heure où les forces policières semblent ne plus connaître de retenue dans leur répression du mouvement social ;

A l'heure où on peut être blessé par les forces policières, en toute impunité, dans une manifestation de rue à Rennes, mais également à la porte d'un collège de Saint-Malo ;

A l'heure où la matraque judiciaire n'a plus rien à envier à la matraque policière ;

A l'heure où on peut être condamné à de la prison ferme avec mandat de dépôt pour avoir contesté l'humour sexiste et dégradant de l'enseigne Bagelstein ;

A l'heure où on peut être accusé d'association de malfaiteur pour avoir neutralisé les composteurs d'une station de métro rennais ;

A l'heure où le centre-ville de Rennes vit un état de siège quasi-permanent, sous la menace de flics armés jusqu’aux dents et d'un hélicoptère en vol stationnaire;

A l'heure où les media serviles, à commencer par Ouest-France, invoquent les "casseurs" comme le mistigri, sans qu'on sache bien au juste ce qui a été cassé, ni qu'on ose la comparaison économique, qui s'avèrerait surprenante , entre le coût des éventuelles dégradations et celui du dispositif répressif hallucinant déployé au prétexte de les  empêcher;

A l'heure enfin où la bourgeoisie et ses valets policiers, judiciaires et médiatiques montrent, une fois de plus, la férocité dont ils sont capables dès qu'ils prennent peur d'un mouvement social et populaire ;

Le groupe la Sociale de la Fédération Anarchiste adresse sa complète solidarité à celles et ceux qui endurent les coups et les condamnations de l'appareil de répression . L'heure est à l'union dans la lutte, elle l'est aussi à l'union dans la résistance à l'Etat et au capitalisme.

Groupe la sociale de la Fédération Anarchiste

samedi 14 mai 2016

Meeting ce soir : Ce que veulent les anarchistes

« Ce que veulent les anarchistes : Décroissance libertaire et Grève Générale expropriatrice et autogestionnaire »

Samedi 14 Mai 21h Esplanade du général de gaulle - rennes

Forum débat organisé par le groupe la sociale de la Fédération Anarchiste

« Ce que veulent les anarchistes : Décroissance libertaire et Grève Générale expropriatrice et autogestionnaire »

Salutations Libertaires

samedi 30 avril 2016

Causerie populaire sur le thème de l'urbanisme



Mercredi 4 mai 20h30 local la commune "Causerie populaire sur le thème de l'urbanisme"




Le Centre des Congrès d'Affaires édifié à grand frais sur la place Sainte Anne par la firme Vinci est la partie la plus visible de la "reconquête" du centre-ville de Rennes par la classe dominante. Sous l'impulsion de grands promoteurs, hôtels de luxe et immeubles chics et chers dessinent un nouveau paysage urbain où les classes populaires et la jeunesse contestataire n'ont plus leur place. Dix ans après la lutte contre le Cpe qui avait vu l'installation d'un village contestataire sur la Place du Parlement, l'interdiction faite aux manifestants de rallier les places du centre-ville donne à voir la violence de l'offensive du Capital sur la ville aujourd'hui.
Côté  Gare, la future ligne LGV entraîne dans son sillage tout un processus de gentrification. Les grands programmes d'immobilier de bureaux déstructurent déjà  le tissu et la vie existant. EuroRennes, futur lieu d'implantation des entreprises de standing prend forme à coup d'expulsions et donne libre cours à la spéculation qui repousse les classes populaires vers les périphéries.
Au final, la métropolisation défait le territoire rennais pour mieux l'adapter aux exigences des grands groupes  qui mettent les espaces urbains, sociaux et fiscaux en concurrence avec la complicité active de professionnels de la politique qui dirigent localement le Parti "Socialiste".

Contre cette offensive de classe qui ne dit pas son nom, il importe d'organiser la lutte sur les questions d'urbanisme et de construire un intérêt commun autour de la reappropriation de la ville par ceux et celles qui y vivent.

lundi 25 avril 2016

Discussion autour des GARI, par le CRAS

Tournée en Bretagne autour du livre et du film "Les GARI" (Groupes d’action révolutionnaire internationalistes), actifs en 1973-74, en opposition à l’Espagne franquiste et en solidarité avec des militants anti-franquistes emprisonnés ou exécutés.


Projections-débats en présence des éditeurs du livre, le mardi à Rennes. RDV à 19h30, à la librairie La Commune.

« Espagne, automne 1973. Trois membres du MIL (Mouvement Ibérique de Libération) risquent d’être condamnés à mort par la justice franquiste. En France, plusieurs groupes d’activistes libertaires décident alors d’unir leurs forces dans un réseau appelé GARI (Groupes d’Action Révolutionnaire Internationalistes) pour obtenir leur libération ». Les éditeurs, le CRAS * de Toulouse, nous présentent le livre et le film "Les GARI".

Au delà de l’aspect historique, leur recherche d’autres moyens de lutte que la manifestation nous interpelle. Faire reculer l’oppression et conquérir l’émancipation sont des problématiques d’actualité.

* CRAS : Centre de recherches pour l’alternative sociale

dimanche 10 avril 2016

Suite aux manifestations du 09 avril




La Fédération anarchiste dénonce les violences commises par les forces de police lors des manifestations tenues aujourd’hui notamment à Rennes, Nantes et Paris. 

Ces violences policières renouvelées ne doivent rien au hasard. Elles répondent aux ordres donnés au plus haut niveau de l’Etat pour réprimer la mobilisation légitime contre la loi Travail et plus globalement contre l'injustice sociale grandissante. 

Cette répression ordonnée politiquement n’y arrivera pas. Elle ne fait que rendre, toujours et encore, plus visible l’action d’un gouvernement aux abois, qui n’a aujourd’hui que la violence pour imposer toujours plus de régression sociale, toujours plus de profits pour les patrons, toujours plus d’injustice. 

Aujourd’hui comme hier, l’Etat est le bras armé du capital. 
Aujourd’hui comme hier, le mouvement social affronte l’un et l’autre. 

Format .PDF